La fin du couple

Le couple, un statut social privilégié

 

            Tu te prépares pour ce soir, te drapant de tes plus beaux vêtements – tu es si sexy dans ta petite robe rouge ou dans ce costume. Tu te maquilles les yeux, tu passes du gel dans tes cheveux. Tu te prépares parce que ce soir, c’est jour de fête, et qui sait qui tu pourrais rencontrer, toi qui es seul. Ça y est tu arrives, et après un verre ou deux, tu cherches des yeux cette personne qui pourrait tromper ta solitude le temps d’un soir, et tout le monde en fait autant. Tu aperçois, accoudée au bar, cette jolie jeune fille, ou ce mignon qui te regarde et qui pourrait bien faire l’affaire aujourd’hui. Tu t’approches et tu demandes un autre verre – tu as l’habitude c’est vrai, mais il n’y a que la liqueur pour te faire sortir de ta timidité, pour t’aider à t’échapper de toi-même. Tu n’as plus honte de rien et après quelques discussions avec l’inconnu vous vous embrassez. Tu connais à peine son nom mais vous rentrez ensemble, vous allez faire l’amour et quand le lendemain tu te réveilleras à côté d’un inconnu tu te sentiras bizarre, mais tu as l’habitude et tu espéreras tout de même que l’inconnu te rappelle. Vous ne vous rappellerez probablement pas. Tant pis, tu retournes à ton célibat, et tu trouveras l’amour vendredi soir prochain.

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            Peut-être ne te sens-tu pas concerné par ce tableau, et tant mieux pour toi si c’est le cas, mais tu les vois bien tous ces gens se répandre en amants ou en dates Tinder, prônant l’amusement, et secrètement ils espèrent sortir du lourd statut de célibataire bientôt. On a beaucoup de sexe et peu de tendresse, de la quantité mais beaucoup de solitude, des errances mais pas d’engagement – et on dit que c’était plus facile à l’âge de nos parents.

Attrapez-les tous !!

            Nombreux sont ceux qui cherchent à tromper cette solitude célibataire, mais pourquoi au juste ? Qu’est-ce qui rend le couple si désirable ? Et puis pourquoi le couple perd en évidence, en facilité ?

            Bon, pour commencer, mettons-nous d’accord sur ce qu’est un couple. Le couple est une structure sociale qui définit un type de relation privilégiée entre deux personnes, censée impliquer :

            – un sentiment amoureux, unique et réciproque ;

            – des relations sexuelles exclusives et fréquentes ;

        – une forme de visibilité et de reconnaissance sociale particulière (et encore une fois, privilégiée). Le couple est littéralement un statut, il est supérieur à celui de célibataire, dans le sens où il vient après. Le célibataire, c’est celui qui est dans l’attente du couple, il a moins d’être.

            Il ne me semble pas faux de parler d’un favoritisme du couple par rapport au statut de célibataire qui se retrouve dévalorisé. Le statut en couple est un « mieux » par rapport au statut de célibataire, c’est une prochaine étape dans l’évolution de l’individu. Ça s’explique assez bien.

→ Le couple est une structure conservatrice utile

            D’abord, le couple est une structure efficace pour maintenir une population (faire des bébés). C’est en fait une structure qui conserve l’ordre : caste, classes sociales, races, ethnies, ça se mélange pas trop et ça se perpétue, assurant que les thunés possèdent toujours la thune, que le pouvoir est toujours dans les mains des gens de sang nobles tu vois. Et puis, le couple, ça fortifie l’économie, ça travaille, et ça fait acheter (il y a un vrai marché du couple dont les sites de rencontre sont un très bon exemple). Le couple est une structure conservatrice, pilier du système, ce qui se comprend encore mieux quand on sait que l’étape qui suit le couple, c’est la famille (une fois les bébés faits on les éduque – conforme ? – comme on éduque les enfants en société). Ce n’est donc pas étonnant qu’on nous incite à nous caser, c’est tout bénef’ pour le système.

“Chargement en cours… en attente d’une vraie vie, merci de bien vouloir patienter.”

→ Le couple promet l’épanouissement

            Et non, je ne crois pas que la forme moderne du couple soit plus souple, moins privilégiée. On fait comprendre à l’individu que c’est mieux pour lui d’être avec Yvette que tout seul, il en va de son épanouissement personnel tu comprends, de son accomplissement. La vie individuelle est rendue plus grandiose une fois sur la scène du deux, une fois partagée avec quelqu’un d’autre, une fois que le partage est officialisé et reconnu par tous. Le couple, c’est la promesse d’une intensification de soi en passant par l’autre. Tous les films Twilight, tous les romans de Marc Lévy, toutes ces chansonnettes de One Direction sont clairs sur ce point : toi célibataire tu manques quelque chose, l’expérience amoureuse qui enfin te fera devenir qui tu es et donner un sens à ta vie qui n’en a sûrement pas.

→ Le couple est obligé

            Cette  promesse d’épanouissement est le super tour qui permet au couple de demeurer un impératif, une forme obligée et privilégiée de vie dans nos esprits. Alors non, il n’y a pas d’obligation à proprement parler, tu n’as pas le couteau sous la gorge, mais on sait tous que t’es un loser si tu es célib’, et que tu serais bien mieux avec le premier Pierrot qui passe dans la rue, on sait tous que si tu es célib’ on te demandera « alors les amours » au prochain dîner de famille, que penaud et honteux tu admettras que ben, comme d’hab rien de nouveau sous le soleil, tu as auras l’impression d’être un raté, un abandonné de l’amour, celui dont personne ne veut. Alors non, personne ne te met de couteau sous la gorge, mais le regard plein de pitié désolée de ta grand-mère est bien plus tranchant.

“Très cher, vous êtes la honte de la famille !”

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Les problèmes du couple comme institution

            Le pire dans cette affaire, c’est que la forme du couple comme institution sociale fortement incitée – obligée – pose plusieurs problèmes qui peuvent nuire au sentiment amoureux et à l’épanouissement personnel, qu’elle est pourtant censée renforcer. Et cela parce que les principes du contrat « couple » sont acceptés et revendiqués par les deux membres sans être réévalués – ces principes sont donc des préjugés, à savoir :

→ Le couple implique un contrat d’exclusivité, une possessivité réciproque.

           Et cela à la fois au niveau sexuel et amoureux. À partir du moment où tu auras répondu « ouais je le veux » au romantique « slt tu veux sortir avec moi », tu t’engages sans avoir besoin de le dire à ne plus porter regard sur une autre personne désirable, ô grand jamais flirter avec un autre et scandale surviendra pour un baiser échangé (pour faire soft). C’est de ce « droit à la possession » sorti de je ne sais où (certainement pas de l’amour) que naît le poison de la jalousie qui se répand dans tes veines, anesthésie ta raison et consume ton cœur. Ce droit à la possession ne repose sur aucun fondement tangible si ce n’est celui de ton égo qui aime se croire unique et spécial et qui a besoin de voir refléter dans le miroir des yeux de l’être aimé cette exception, et celui d’une tradition sociale bien sûr,  (qui maintient l’ordre, une fois de plus).

            Cette jalousie n’apporte rien de bon et instille de la méfiance et de la rancœur dans le couple. Je te propose un article inspirant qui va te montrer pourquoi la jalousie n’a pas de fondement rationnel, et pourquoi elle risquer de péter ton couple plus qu’autre chose : l’amour, c’est pas comme les frites (avoue que le titre te rend curieux !).

           Ensemble pr la vie, ouais

Le couple est une structure oppressive.

            Ce statut est en faveur d’une certaine catégorie d’humains détenteurs d’un pouvoir symbolique, au détriment des autres. Non, je n’exagère vraiment pas ! J’ai déjà évoqué le difficile mélange des races, ethnies, classes sociales, ou des castes : il est bien évident que l’objectif d’une pureté conservée est de ne pas remettre un peu de pouvoir dans les mains des pauvres bouses du bas de l’échelle, partager c’est pas bien. C’est aussi par le couple que les fractures sociales perdurent. Le couple est également une structure patriarcale (la femme se retrouve souvent désavantagée dans cette histoire, vouée aux tâches ménagères et cloîtrée au foyer à donner le biberon au petit Hubert) ainsi qu’hétérocentrée (bah oui un couple c’est un papa et une maman, sinon comment on fait les bébés ?). Le couple se doit d’être oppressif pour être conservateur – c’est pour ça qu’il existe aussi des mauvais couples, qui sont des couples au mieux improductifs (le couple homosexuel n’apporte pas d’enfants), au pire contre-productifs (mélange de classes sociales), et dans tous les cas ce sont des couples qui bouleversent l’ordre. Ça ne conserve pas, c’est donc un mauvais couple, les erreurs imprévues de cette structure classique.

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Regardez-moi ces mauvais couples, comme ça vous nargue en souriant en plus !

Le couple ne recouvre pas toutes les réalités de la vie amoureuse.

            Allez, ça te dit un petit témoignage sur polyamour pour bien commencer ? Tu n’es sans doute pas sans avoir entendu parler de tout ça, le polyamour, le trouple, les relations libres ou ouvertes, les relations bisexuelles ouvertes ou pas, en bref, les personnes en quête (et en acception) d’une réalité qui ne rentre pas dans l’étau traditionnel du couple. Ou même la personne célibataire qui ne souhaite pas se dire célibataire (car le célibataire, comme on l’a dit, c’est celui qui est en attente du couple), parce que cette personne ne désire pas de relation amoureuse du tout, car non, la relation amoureuse n’est pas nécessaire au bonheur ou à l’épanouissement de l’individu. On commence à créer de nouvelles étiquettes pour désigner ces types de relations amoureuses hors couple, mais même elles sont insuffisantes pour les désigner toutes. On notera d’ailleurs que la personne seule sans désir d’être accompagnée reste celle qui n’a pas sa propre étiquette (ce n’est qu’un pauv’ célib’). Ce qui est sûr, c’est que la notion de couple est complètement dépassée par la réalité du sentiment amoureux, n’en représentant qu’une restreinte partie.

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C’est quoi, aimer sans le couple ?

            Mais n’est-ce pas un peu exagéré de vouloir « mettre fin » à cette idée de couple ? Après tout, elle reste une forme majoritaire et assez spontanée de la vie amoureuse aujourd’hui, du coup ne serait-ce pas mettre fin à l’amour en passant ?

            Bon, par « fin du couple », j’entends fin de la forme institutionnelle imposée au sentiment amoureux. Je n’entends pas dire que les relations amoureuses à deux et exclusives doivent être exterminées du paysage, surtout si elles te conviennent, à toi et à ton partenaire. Je n’entends pas faire l’apologie du polyamour ni à t’enjoindre au libertinage, si ça ne te va pas. J’entends penser la relation amoureuse autrement qu’à travers une institution préconçue. Et ça a plusieurs implications :

 → Déjà, tu vas reprendre ta vie en main, tu vas lui donner un sens.

            Et cela, sans attendre Mr. Ou Mme. Charmant(e) pour le faire à ta place (parce que de toute façon ça ne fonctionnera pas). Jamais personne d’autre que toi ne pourra te faire devenir qui tu es. Alors bien sûr, la relation amoureuse peut être une expérience riche qui en ce sens participe à ton accomplissement, mais au titre d’une expérience, parmi d’autres expériences. Peut-être sera-t-elle privilégiée pour toi du point de vue de ce qu’elle t’apporte, et tant mieux, mais elle ne doit pas constituer la seule expérience, ni te faire penser que tout le monde aurait besoin d’elle. La relation amoureuse est une expérience, et en tant qu’expérience, n’a pas de valeur supérieure en soi à d’autres expériences – au mieux aura-t-elle la valeur supérieure que toi tu pourras lui donner, ou pas. Vis-la si tu as à la vivre, mais ne l’attends pas comme les vaches regardent passer les trains, tu perdrais tout un tas d’autres expériences. Une amitié, un voyage, un instant, un projet, une œuvre d’art, peuvent être tout aussi riches, parfois plus, que la relation amoureuse. L’amour n’est pas un passage obligé et n’a pas pour but de remplir ton vide existentiel – au mieux pourra-t-il le cacher à ton regard quelques instants. Alors vis maintenant pour toi-même, ose ne pas remettre le sens de ta vie sur quelqu’un d’autre ! Et garder l’idée de couple comme un statut social privilégié n’aide malheureusement pas à cette prise en main.

Pikachu-and-Ash-pokemon-30421592-1024-768En route vers ta destinée personnelle !!

→ Non, ce n’est pas la fin de l’amour, c’est le début de sa libération.

            Et le début de la déconstruction des chaînes sociales qui le détermine. Il n’est pas impossible que l’orientation même de nos désirs, de ce qu’on aime, soit issue d’un construit social, dont l’idée de couple est la boussole donnant le nord de l’amour.

            Je ne sais pas à quel point on peut pousser cette idée, je me contente de vous la proposer : « on ne naît pas hétéro, on le devient ». Le lien te renverra faire vers un très intéressant article où une femme, Euphrasie Dupin, dans la quarantaine te raconte comment soudainement elle est tombée amoureuse d’une autre femme, alors qu’elle a toujours été hétéro. Elle se demande si l’hétérosexualité majoritaire n’est pas un construit social devenu une norme (parce que dans les films et les romans, la princesse finit avec le prince, et jamais le prince avec son valet ou la princesse avec sa bestah). Elle évoque la possibilité que la pulsion sexuelle n’ait pas d’objet prédéfini comme “mâle ou femelle”.

            C’est peut-être accorder une trop grande importance à la part de déterminisme social en nous, mais au moins ça force la réflexion : pourquoi aimons-nous plus un tel type de personne qu’un autre type ? Il y a une part de non-choix dans cette histoire, et ce n’est sans doute pas qu’un petit tour de nos malignes phéromones nous jouent. Alors qui que tu aimes, t’en fais pas, c’est normal, même si on te dit le contraire.

→ Réapprendre à aimer et à accueillir l’inattendu.

            Ça serait le vrai enjeu dans l’abandon de la notion de couple. Aimer n’importe qui, quels que soit son âge, son sexe, sa nationalité, son métier, juste parce que cette personne est cette personne.

            Définir dans l’intimité de votre relation vos propres règles du jeu, sans enfiler les classiques commandements du couple de façon tacite et irréfléchie. Relation libre ou pas, à plusieurs ou pas, régulière ou pas, avec du sexe ou pas, à distance ou pas, intégration à la famille et aux amis ou pas, éphémère ou longue, au quotidien partagé ou pas. Les possibilités sont nombreuses et rendront votre relation unique, sans frustration d’aucune part, mauvaise pour d’autres, mais excellente pour vous.  Pourquoi s’efforcer à suivre un modèle unique alors que l’amour peut prendre mille formes ?

2966677017_4b2a2b86cf_zPsyché ranimée par le baiser de l’amour.

            J’ai connu des relations amoureuses sous la forme traditionnelle du couple. Eh bien, ce n’était pas forcément les plus riches pour moi. Je me suis même un peu ennuyée.

            Parfois, j’ai aimé le temps d’une nuit, et cet éclair fulgurant de passion a marqué ma vie pour longtemps.

          Une fois j’ai aimé très intimement, mais platoniquement nos corps ne se sont pas liés, et pourtant j’étais payée de retour par une tendresse originale. Cet amour se passait bien du sexe.

          Une fois encore j’ai aimé, et j’ai porté mille doutes, mille hésitations, parce que peut-être que j’aimais une autre personne ? J’aimais pourtant.

          J’ai aussi aimé intensément, sous le charme absolu de la moindre parcelle du corps de l’aimé, du moindre pli de l’âme de cette personne, si éprise que mon esprit en tremble encore.

            Il m’est arrivé d’aimer plus doucement, de vivre au rythme d’un doux partage des jours et des intérêts, encourager dans des projets et être encouragée en retour.

            J’ai souvent dit adieu, et j’ai dû accepter des adieux, des départs sans retour. La nostalgie qui restait en moi comme l’écume sur le sable après la vague n’était que la preuve qu’un vrai bonheur avait été vécu. La fin ne signifie pas l’échec.

           Parfois, mon amour et mes désirs n’ont pas trouvé réciprocité. Pourquoi cet amour à sens unique vaudrait moins ? C’est une trop belle chance d’aimer, pourquoi attendre quelque chose en retour, quand l’amour n’est rien en droit d’exiger ? Et ça n’en fait pas une expérience d’amour ratée à mes yeux.

           Souvent encore, mon corps et mon esprit ne semblaient pas aimer, ne pas vouloir s’attacher, et se préférer dans cette tranquille solitude. Je n’ai pas cherché à chasser cette solitude dans laquelle je me complaisais bien.

           Toutes ces relations incongrues ces amours qui ne rentrent pas dans les cases, ma mémoire les garde en elle comme un précieux trésor d’expériences, qui ont été les miennes, répondant à nous, mes aimés et moi.

            Au nom de quoi viendrez-vous m’enlever ça, et me dire que ce n’était pas de l’amour que je vivais ? Au nom du couple ? C’est alors en vain que vous agitez votre bannière !

***

            En fin de compte, plutôt qu’une fin du couple, j’aime l’idée d’une dissolution des statuts relationnels, d’une non nomination des liens. L’amour protéiforme ne se peut désigner par aucune structure précise et unique comme celle du couple. Les mots peuvent bien essayer de désigner ces réalités, entre le polyamour, le sex friend, le trouple, l’ami un peu trop proche ou l’amour platonique, il restera toujours des réalités et des sentiments qui échapperont à leur mesure, des réalités nouvelles à explorer, à inventer.

            C’est un peu effrayant de se dire qu’on met fin à un statut, parce qu’on abdique son pouvoir de définition, de cerner, d’empoigner, d’enfermer la relations dans des pratiques connues. Mais cette cloison qui nous rassure ne sied guère à l’amour. Alors cesse de te forcer à trouver quelqu’un les vendredi soir si tu n’en as pas vraiment envie, c’est chouette de danser avec les potes aussi.

            C’est ainsi que je m’en retourne à triste et morne célibat officiel diront les fervents défenseurs du couple, eux qui ne voient pas tout l’amour que j’ai en moi, qui ne sentent pas mon cœur donner un rythme transi à ma vie, qui ne remarquent pas les étincelles d’adoration dans mes yeux, ni le sourire confiant de mon esprit.

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Je remercie l’auteure du blog Les Questions Composent, qui m’a inspirée pour écrire cet article. Allez donc faire y faire un tour, ça en vaut le coup !

3 thoughts on “La fin du couple

  1. J’approuve ce qui est dit dans ce texte. Secouons la poussière ancestrale qui recouvre nos relations et notre formatage judéo-chrétien.
    Félicitations à l’auteur de ce texte sérieux, dont la prose légère donne matière à réfléchir et encourage à porter un autre regard sur la vie.

  2. Très bon article et très intéressant. On ne peut pas donner de statut à l’amour, qui, de lui même évolue en fonction du temps, des personnes, et surtout qui en tant que sentiment ne peut être contrôlé.

  3. Merci à Lenny pour ses précisions :

    “J’ai trouvé pas mal de bémols à l’argumentaire que tu tiens :
    -La déconstruction du couple est quelque chose qui s’observe majoritairement chez les individus de classe supérieure. La fin du couple revêt un caractère de classe.
    -Le couple joue un rôle de stabilisateur social pour le bas de l’échelle social. La famille est une institution de résilience économique et de solidarité importante.
    -L’extension de la possibilité du choix à quelque chose de castrateur. La saturation en possibilités pose un problème d’indétermination de ce que l’on préfère. Tu pars de l’hypothèse que les individus savent ce qu’ils veulent même si tu nuances cette idée ensuite.
    -La normativité n’est pas si écrasante que ça aujourd’hui. D’ailleurs, je ne pense pas qu’il y ait de société sans normativité. Qu’il y ait une forme institutionnelle “couple” qui constitue la norme me parait assez sain dans la mesure où le coût pour échapper à la norme ne doit pas être trop élevé. De ce point de vue, je pense qu’on s’en tire pas trop mal

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