Comment être en bonne santé ?

            Ah ! Enfin la vraie question, une des plus communes sur la planète web sans doute, le saint graal du blogueur cuistot ou beauté, du bodybuilder comme du yogi méditatif. Comment être en bonne santé, oui, cette question se pose avant même que de se demander « qu’est-ce que la santé », et « moi-même, suis-je en bonne santé » ? Avant même de savoir ce qu’elle est, ou si on ne l’aurait pas déjà, on cherche à l’atteindre, à trouver les bonnes techniques qui nous feront parvenir à ce but. C’est sous-entendu, la santé est un trésor qui s’obtient à force de sueurs dégoulinantes et de diètes méditerranéennes sans gluten.

            Eh oui, penses-y un peu : je suis prête à parier que par « quelqu’un en bonne santé », tu t’imagines le corps gracile d’une fitness girl nourrie aux salades fraîches ou d’un fier Achille dont les muscles saillants ont été taillés dans le blanc d’œuf et les shakes protéinés. Ces êtres auraient une énergie constante, une jeunesse qui ne semble jamais faner, et jamais au grand jamais le nez qui coule.

La salade tomates oignons il n’y a que ça de vrai, ptdr

            La santé se comprend comme un âge d’or du corps dont les critères d’évaluation sont finalement très superficiels : santé = corps sain = fin et musclé, comme le veut notre standard sociétal + absence de maladie à vue d’œil. Pour comprendre ce qu’est la mauvaise santé, inverse tout simplement la définition : être une grasse patate de canapé étouffée par ses frites mac do, haletante au moindre mouvement, éternuante au moindre vent froid. Et bien que cette conception de la santé soit assez peu consistante, on ne la remet pas en question et veut l’atteindre, tout prêt que l’on est à fournir les efforts nécessaires, on se met à tapoter dans google search « comment perdre dix kilos cet été, comment avoir des biceps de supermans » ou sur doctissimo « bouton bizarre depuis deux jours vais-je périr ».

            Et c’est bien ce que veut dire le discret « comment » de la question : il y a un art de la santé qu’il faudrait apprendre, des règles à suivre pour tailler notre corps à la mesure du sain. On ne naît pas en bonne santé, on le devient ? Il semblerait. « Allons, il faut te reprendre en main ». Alors, comment faire pour y parvenir ?

Les règles de l’art de la santé : l’idéal à quel prix ?

 

            En théorie, elles ont l’air très simples à suivre. En pratique, c’est quand même une toute autre histoire – mais voyons un peu. On peut les résumer à quatre : deux principales, deux secondaires.

  1. Suivre une diète.

            Sans surprise, c’est ce que tu mets dans ton estomac qui est censé déterminé en première instance ton état de santé – ce n’est pas le triple burger supplément fromage qui va te mettre bien d’aplomb. Mais j’ai l’impression que les milliers de bonnes diètes que l’on te propose sont toutes définies par l’interdiction et la suspicion : comptage de calorie avec limite, végétarisme avec ou sans poisson, le tout protéiné ou le tout glucide, et tiens, le frugivorisme aussi, gluten free lactose free et happiness free surtout… non seulement on est dans une confusion totale parce que toutes les diètes revendiquent la détention du miraculeux secret de ta santé tout en se contredisant (il faut manger ci et pas ça selon la chapelle n°1 et faire l’inverse selon la chapelle n°2), mais en plus de ça on commence à percevoir la nourriture comme une ennemie, qui loin d’être notre alliée santé est celle qui faut épier, toujours prête à nous jouer un tour vicieux en s’accrochant fermement à nos poignées d’amour. Les mille et une diètes aux obscures commandements ne nous rendent pas la vie plus belle, elles l’alourdissent au contraire du fardeau de la culpabilité, et de longues heures de préparation aux fourneaux pour mijoter tes petits plats 100% healthy.

La petite prep’ de la semaine, prête en 10 minutes, tranquille

            Regarde autour de toi, et je suis sûre que tu reconnaîtras des personnes orthorexiques dans ton entourage, hommes pro muscu comme femmes pro salades vertes. Ces obsédés de la santé ont renoncé au plaisir pour l’idéal et leur assiette s’est vidée des deux. Moins souvent, mais rappelons-le, ils tombent malades (anorexie et boulimie ne sont pas si rares en fin de compte)… ce qui est tout le contraire de la santé recherchée.

            Si ces diètes ne sont pas forcément mauvaises en elles-mêmes et que certains s’en satisfont, moi, elles m’embrouillent l’esprit et me perdent, ces belles parleuses nous flippent tous.

  1. Faire du sport.

            Le second pilier du triomphe. Quand on en vient à se bouger le popotin, il s’agit moins d’interdiction que d’injonctions. Il faut faire ses cinq séances hebdomadaires de squats et d’abdo, marcher 30 minutes par jour, faire son cardio en mode HIIT pour brûler les résidus de l’indésirable diablesse de graisse, faire du dead lift pour prendre en masse musculaire, la seule vraie bonne masse n’est-ce pas. Tous ces « il faut » t’enjoignent un peu à améliorer tes capacités physiques certes, mais ils insistent surtout sur le corps divin que tu obtiendras en guise de récompense. Et eux aussi parfois te font sombrer dans les affres de l’obsession et de l’excès. Oh, flûte, j’ai raté une séance, faudra mettre les bouchées doubles demain hein, sinon je vais perdre tous mes résultats ça serait bête.

Allez, prêts à faire pleurer la graisse les loulous ??

            Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : c’est sûr, il est excellent de lever les fesses du canapé pour aller se dégourdir. Soit. Mais le problème survient quand l’activité sportive devient une pression, une obligation qui pèse sur le corps et l’esprit, et non plus un hobby ou une passion, un moment de défoulement ou de relaxation. D’abord parce que ce n’est pas forcément sain de faire du sport à l’excès, surtout si tu le fais mal (si ta foulée est incorrecte et que tu entreprends de faire un marathon du jour au lendemain, adieu tes ménisques, et si tu squates pas comme il faut, ouch les articulations), et puis enfin parce que le sport sans le plaisir ce n’est qu’un truc stressant à faire en plus dans ton emploi du temps déjà bien trop chargé pour un seul être.

  1. La pharmaceutique et la cosmétique

            Ils interviennent pour parfaire le résultat, compléments à prix d’or. On prend des pilules magiques qui rendent beaux riches et intelligents, des crèmes miraculeuses qui conservent votre peau de bébé. On a notre petite étagère avec son magnésium, sa vitamine D, sa spiruline. Et chaque soir, on n’oublie pas la crème de nuit pour hydrater la peau. Efficacité prouvée si tu prends ces compléments tous les jours deux fois par jour pendant 10 ans sans faille ! Tu n’auras pas de carence en fer ni ride au coin de l’œil, pour sûr !

            Ouais, on ne sait pas trop si ça marche vraiment, en fait. Ce qui est sûr, c’est que l’on rachète, on y revient en s’attachant à cette promesse de résultat dans un futur lointain. Je ne dis pas qu’il faille éviter toute pharmaceutique et cosmétique, mais encore une fois c’est la même analyse : on stresse, on s’angoisse si pendant quelques jours on oublie de se complémenter… Et rebelote.

Un art de la santé voué à l’échec

 

            On s’efforce à suivre des règles, on est déterminé, prêts à tous les sacrifices, et pourtant, ça ne marche pas, et parfois, tout s’empire. On était mieux dans sa peau avant. On s’inquiète, moins cela fonctionne et plus on essaie, on s’angoisse. Il est bien trop cher, le prix de la bonne santé. Mais comment expliquer que les règles de l’art de la santé ne nous emmènent-elles pas sur le chemin de la sérénité ?

            J’y vois bien quelques raisons qui en expliqueraient les failles.

            La confusion.

          Le savoir concernant « la bonne santé » est en fait très mal déterminé, fourré de contradiction qui font que l’on ne sait plus à quel bon dieu se louer. C’est quoi, le meilleur régime ? Paléo, végé, hyper protéiné ? Chaque adepte te vantera les mérites de sa diète pour des raisons apparemment hyper scientifiques mais sera contredit par son voisin, adepte d’une autre théorie, lui aussi convaincu d’être au top de la forme grâce aux secrets qu’il détient. Pour le sport, c’est du pareil au même, le forcené te dira que c’est tout ou rien, le zen te dira d’y aller tout doux, et les deux seront aussi sûrs d’eux et sûrs du tort de l’autre.

            Se repérer dans le dédale des contradictions semble déjà mission impossible, mais quand tu rajoutes par-dessus le marché les hoax et les fausses infos, tu m’étonnes que tu ne saches plus quoi penser. Mange des pommes pendant une semaine et tu auras un ventre tout plat, une digestion comme jamais auparavant ! Trois gouttes de citron le matin dans de l’eau fraîchement filtrée et ton énergie sera inépuisable ! Un peu de cannelle sur la figure et ta peau sera lisse et douce ! Oui, viens, écoute-nous, messies de la vitalité, nous savons, nous t’enseigneront, te montreront la voie !

            La santé comme une apparence et un diktat.

            Le souci, c’est que l’on cherche moins la santé pour elle-même que pour l’apparence qu’elle nous conférera. Je crois que le critère beauté de notre époque est le critère « santé », l’apparence saine est jugée comme désirable, et comme beaucoup souhaitent être désirable pour faire partie du grand jeu de la séduction, on s’efforce d’être sain. Seulement, une belle apparence n’assure pas une bonne santé, et vice versa, et que si c’est vraiment la santé que l’on recherche, on fait fausse route en la jugeant à son emballage corporel. Ce n’est pas en se pliant au diktat de la beauté que l’on habitera mieux son corps, probablement au contraire. Il faut se sortir de la tête l’équation « bonne santé = beau corps », car si l’un n’est pas exclusif de l’autre, il n’en est pas du tout la condition (et cela sans même remettre en question l’idée du « beau corps » sur laquelle on se base, ce qui nous mènerait encore plus loin… !).

Strong-is-SkinnyLa fit girl tel l’oncle Sam te pointe du doigt et t’ordonne d’aller à la salle

            Mais je dois bien l’admettre, c’est une très maligne équation qu’on a gravé dans nos têtes, parce qu’elle nous fait consommer avec ardeur, et vas-y que j’achète des protéines en poudre, des produits minceur, des abonnements en salle de gym, de la spiruline et des vitamines miracles, de la crème anti-bouton, et que je rachète encore et encore, je consomme, le marché ne s’en porte que mieux, lui est en bonne santé, c’est certain. Et si la consommation de ces produits ne porte pas ses fruits, c’est de ma faute, je ne fais pas assez d’efforts, alors je sors courir et je rachète quelques autres produits miracles. La santé a un prix réel, sonnant et trébuchant, et vide tes poches en même temps que ton énergie. Mais tu seras beau, et ça se verra, n’est-ce pas ?

            Une obsession maladive.

            Quelle joie que d’essayer d’être en bonne santé ! Tu te stresses le dimanche après-midi à préparer ta liste de repas et tes tupperwares remplis de quinoa, tu es rongé par les remords parce que tu as manqué un entraînement, tu n’apprécies plus ta soirée entre amis parce que tu as mangé de la pizza, tu as oublié ta crème de jour, tu redoutes les boutons… Cette quête vers la santé t’occupe l’esprit et le comble d’une palette de peurs, de craintes, d’angoisses, dont le triste nuancier naît dans un simple stress continu pour s’achever à l’extrême dans une culpabilité désespérante.

            C’est ça, le gros paradoxe des gens qui cherchent à savoir comment être en bonne santé : ils sont précipités dans une obsession telle qu’elle en devient maladive, mais on peut facilement s’accorder sur le fait que la maladie n’est pas la santé. En cherchant la santé, ces conquistadors avides n’ont trouvé que son malsain contraire, habillé d’une étoffe d’illusion assez épaisse pour continuer à leur faire croire qu’un El Dorado de vitalité se trouve au bout de ce chemin d’effroi et d’efforts. Voilà un bon article qui explique que si vous êtes stressé à propos de votre diète, vous n’êtes probablement pas en bonne santé. Ça peut être kiffant de faire de la muscu et de manger des craquottes au hummus, mais si ça ne l’est pas, alors ce n’est pas sain.

Qu’est-ce que la santé ? Entre évidence et plaisir

 

            D’accord, admettons. Mais maintenant, on est un peu perdu dans tout ça, et ça ne nous avance pas à enfin comprendre comment être en bonne santé, mais comment donc ? Je crois qu’un bon départ serait d’arrêter de se demander comment, ou tout au moins de remettre la question du savoir-faire et de la technique à plus tard. C’est un piège de commencer avec cette question, parce que tout pressé que tu es à y répondre, tu ne t’es pas interrogé sur la base : qu’est-ce que la santé ? Tu présupposes que tu le sais et tu pars en quête de ton présupposé, mais voilà, peut-être que tu te goures, et c’est pour ça que tu ne trouves pas, ouaip.

            Ce que la santé n’est pas.

            On l’a déjà dit, mais je tiens à la répéter, non, ta santé n’est pas liée nécessairement à ton apparence physique. L’apparence malsaine n’est pas toujours en contradiction avec un corps sain (l’embonpoint tellement haï aujourd’hui est une protection contre le froid, que tu serais bien content d’avoir si tu habitais en Alaska), sans compter que le critère qui définit cette apparence comme étant malsaine est archi subjectif – une femme bien ronde sera jugée comme étant en bien meilleure santé que la toute fine dans certains endroits du monde, je pense à certains îles notamment, et cela même si sa surcharge pondérale exagérée peut porter préjudice à son corps. L’athlète bien taillé pourra souffrir de vieillissement prématuré dû à l’excès. Alors une bonne fois pour toute, sortons nous de l’esprit l’équation apparence désirable = bonne santé. Non, non et re non.

            Y a-t-il un savoir de la santé ?

            Le healthy man résiste. Il ne veut pas céder, et veut s’assurer qu’il apporte bien toutes les vitamines et les minéraux nécessaires à son corps, qu’il pratique des exercices à l’intensité idéale, surveillant son rythme cardiaque. Alors peut-être y a-t-il effectivement un savoir de la santé : on sait qu’il nous faut tant de glucide, tant de B12. On possède des chiffres, des tableaux. On commence à imaginer que l’on pourrait se nourrir de poudres contenant tout ce que notre a besoin, ni plus ni moins.

            Oui, on a pu mathématiser notre santé.

tableau_resize_diapo_wLa répartition judicieuse des macronutriments. Tu comptes tes 66g de prot’, toi ?

            Mais ça, c’est en théorie. Parce qu’en pratique, à part consacrer 100% de son temps à parfaire ses journées selon ces données chiffrées, et surtout à se couper de toute forme de sociabilité qui risquerait de troubler cet équilibre mathématique, il est impossible de se conformer correctement à ce savoir. En fait, s’il y a bien un savoir de la santé, il n’en découle pas un savoir-faire strictement conforme : il n’est pas possible de transposer parfaitement le savoir de la santé dans le domaine de la pratique. Sans doute peut-on apprendre à corriger ses mauvaises habitudes, se motiver à prendre plus soin de son corps. Mais ce savoir-faire reste imparfait et voué à être troublé par les imprévus du quotidien. Et tu sais quoi ? Ce n’est pas grave – la santé est ailleurs que dans les chiffres.

            Tentative de définition : santé = évidence + plaisir.

            On pourrait dire tout simplement que la santé c’est le contraire de la maladie – c’est vrai, mais c’est encore dire ce que la santé n’est pas, et on ne s’en retrouve pas bien plus avancé, parbleu.

            Comment est-ce qu’on pourrait décrire ce moment où l’on se sent en bonne santé ? C’est un état dans lequel on se réveille le matin en se sentant bien dans son corps, où l’on peut fournir un effort physique moyen sans souffrir, où l’on jouit d’une énergie à peu près constante tout le long de la journée sans être sans cesse assailli par la fatigue dès 11h du mat’, où l’on ne ressent des douleurs qu’occasionnellement et à faible intensité. C’est tout, en fait. C’est si simple. Pourquoi demander au corps quelque chose de plus merveilleux de ce discret et loyal fonctionnement au quotidien ? Ce que je crois, c’est que l’on est en bonne santé lorsque l’état du corps va de soi et que l’on n’y pense pas, lorsqu’on ne songe pas à être en bonne santé. Pour moi, le premier critère de la santé, et c’est fabuleux, n’est rien d’autre que l’évidence. J’aime cette citation de Leriche :

« La santé c’est la vie dans le silence des organes. »

            La santé est là lorsqu’on ne s’aperçoit pas qu’elle est là. La santé est discrète. Il faut qu’un dysfonctionnement nous alerte pour que l’on se rende compte qu’elle s’essouffle.

            Alors ne penses pas trop à ta santé. Fais du sport, va courir, et fais-le avec plaisir. Mange lorsque tu as faim et fais-le avec plaisir. Ignore les interdits, les injonctions, tu n’as pas besoin de ce fardeau en plus. Se nourrir, se bouger, prendre soin de soi, c’est un vrai plaisir, mais en s’inquiétant de le faire correctement, on a désappris pour le plaisir pour embrasser le stress. Mais puisque la santé est silencieuse, l’équilibre de ton corps se fait de lui-même sans que tu doives y penser trop, pourquoi vouloir tout améliorer et avoir contrôle sur toi-même ? Non, tu n’arriveras pas à tout contrôler à faire de ton corps une parfaite machine. Tu n’y arriveras pas, tu t’obséderas. Vis dans le plaisir ici et maintenant car il est plus agréable que la lutte, et bien meilleur indicateur de la santé. Quand tu as faim et que tu manges, tu ressens du plaisir. À la fin d’un jogging, tu ressens du plaisir. C’est pourquoi je pense que le plaisir est le deuxième critère qui pourrait définir la santé. Il est évident et agréable. Il est le contraire du contrôle de soi. Alors arrête ton régime : ce n’est pas le bon combat.

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(Je souhaiterais toutefois mettre une chose au clair : vivre sa santé de façon spontanée ne signifie pas inconscience consommatrice : je ne te dis pas d’arrêter de manger des haricots verts pour foncer acheter des frites, je te dis que manger tes frites une fois de temps en temps ne te rendras pas malade, alors prends-les sans culpabiliser.

Et je ne te dis surtout pas d’arrêter de faire attention à ce que tu achètes au supermarché : par exemple, vouloir éviter les colorants et les conservateurs, c’est différent, c’est une démarche de rejet de certains produits que le marché veut nous faire avaler à nos dépens. Dans ce cas, on n’exclue pas un produit parce qu’il risque de nous faire prendre du poids, ou toute autre considération stressante pour un égo qui s’imagine déjà plus fit. C’est rebelle, pas obsessionnel. Autre exemple : si le végétarisme / véganisme est éthique, la façon dont on envisage sa diète n’est plus du tout frustrante, puisqu’on enlève la notion de privation.

Encore une fois donc : plaisir et évidence ne signifient pas inconscience.)

2 thoughts on “Comment être en bonne santé ?

  1. Excellent éclaircissement Phi-Lou, sur ce sujet qui cristallise tant d’interrogations, de débats et de remèdes miracles. J’ajouterai aussi qu’aujourd’hui on utilise ce sujet, qui est le baromètre essentiel de notre bon fonctionnement physique mais également moral, comme un concept commercial et marketing afin de nous inciter à adopter un mode de vie servant à fructifier à les revenus d’ entreprises peu scrupuleuses. Indirectement, on est des Con-sommateurs !

    1. Héhé merci beaucoup !! C’est intéressant ce que tu dis, en effet on n’hésite pas à se faire de l’argent sur nos espoirs en vendant du rêve aux clients…! La santé est un marché florissant… 🙂

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